Combattre la calvitie avec les avancées de la greffe capillaire

Hair Turkey
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La calvitie touche, à l’heure actuelle, la majorité de la gent masculine. Signe de maturité dans certains cas, elle devient très vite embarrassante si elle est trop prononcée. Il faut donc trouver une solution à la fois efficace et peu coûteuse. La greffe capillaire est une alternative qui offre une bonne esthétique et un maximum de durabilité. À ce sujet, le monde de la chirurgie capillaire a fait une avancée notable qui donne aux patients des interventions pratiquement indolores. La méthode de la bandelette et celle de la FUE font maintenant fureur sur le marché de la chirurgie esthétique.

Une plus grande couverture capillaire avec la méthode de la bandelette

Une technique adaptée aux grandes calvities

Quelle que soit la méthode, la technique de base pour une greffe de cheveux reste la même. Cette intervention consiste à implanter de nouveaux follicules capillaires sur la partie chauve de la tête. Les prélèvements à l’origine de ces follicules se font dans la zone occipitale, c’est-à-dire, à l’arrière du crâne. C’est dans cette partie que les cheveux sont plus riches et régénèrent plus facilement. La différence de la greffe à bandelette par rapport aux autres techniques réside notamment dans la façon utilisée pour prélever les bulbes. La bande horizontale faite à l’arrière de la tête rejoint les deux oreilles. Elle ne doit pas dépasser 1 cm de large et 12 à 13 cm de long.

Afin de récupérer les bulbes, la bande doit être micro coupée, pour assurer par la suite une meilleure réimplantation et redistribution dans les zones dégarnies. 1200 à 1500 bulbes sont réimplantés au niveau des zones chauves de la tête du patient. À la fin de l’intervention, la zone de prélèvement est refermée par des points de suture. En conséquence, une fine cicatrice linéaire peut être visible. Cette méthode est la plus utilisée par les chirurgiens, car elle offre une large quantité d’implants de bonne qualité. Grâce à cela, la capacité de couverture est plus grande. C’est ce qui fait que ce sont les victimes de grandes calvities qui en sont les plus adeptes.

Une intervention peu douloureuse avec des résultats satisfaisants

L’une des principales inquiétudes des patients quant à la réalisation d’une greffe capillaire et la question de douleur. Placée sous anesthésie locale, aucune douleur n’est ressentie durant l’intervention qui dure en moyenne de 2 à 3 heures. Par contre, des tiraillements peuvent se faire ressentir et le gonflement du front est possible après quelques jours. Il ne faut donc pas paniquer car ces effets secondaires sont tout à fait normaux. De même, il n’est pas rare que des croutes apparaissent au niveau des points de contact des implants. Il ne faut pas s’inquiéter puisqu’elles vont disparaitre au bout de 8 à 10 jours. Les greffons tiennent complètement après 8 mois et les résultats définitifs sont observables après un an. En raison d’une densité de chevelure faible, une deuxième séance peut être programmée un an après la première intervention.

De grands avantages à la portée de tous

La méthode de greffe capillaire à bandelette est très profitable tant pour le patient que pour son médecin. Techniquement parlant, les bandes permettent un prélèvement appréciable en quantité et en qualité. Il a été déjà précisé que les cheveux se trouvant à l’arrière crâne possèdent une grande capacité de régénération. Les 1500 bulbes implantés sont porteurs de 3000 à 5000 cheveux, c’est-à-dire que chaque implant produit 1 à 4 fils capillaires selon l’individu.

Grâce à cette propriété, le patient peut profiter d’une bonne repousse après seulement un an. Pour ce qui est du coût de l’opération, il peut être fixe ou forfaitaire en fonction du nombre de greffons utilisés et selon le praticien. En général, le prix d’une séance varie de 5 000 à 6 000€. Avec un taux d’adhérence aussi appréciable, la majorité des patients sont satisfaits dès la première séance. Ceci allège considérablement leurs dépenses. En revanche, le principal inconvénient de la greffe à bandelette est la cicatrice qu’elle laisse à l’arrière de la tête. Toutefois, les techniques de suture ont été de plus en plus affinées pour permettre une meilleure dissimulation. Il est également possible de la cacher avec les cheveux.


La FUE pour des petites surfaces capillaires dégarnies

Une méthode réservée aux jeunes hommes

La FUE est aussi une technique qui a connu du succès dans le monde de la transplantation capillaire. Elle consiste à prélever les bulbes au niveau du scalp arrière de la tête. Ils sont extraits directement à l’aide d’un petit foret chirurgical mesurant dans les 0.7 à 1mm. Ils sont ensuite replantés dans la zone dégarnie. La « Follicular Unit Extraction » ou FUE convient particulièrement aux petites surfaces. Donc, contrairement à la méthode de la bandelette, elle n’est pas applicable dans le cas de grandes calvities.

Dans ces circonstances, elle est plutôt recommandée aux patients qui sont sensibles d’avoir une cicatrisation moins efficace, moins visible. Pour cette raison, elle s’adresse plus aux hommes de mois de 45 ans. Par ailleurs, la FUE n’est pas du tout recommandée pour la gent féminine du fait qu’elle impose un rasage assez marquée d’une partie de la tête. S’étalant sur 5 à 10 heures, l’intervention dure plus longtemps que la session de greffe à bandelette. Les cabinets de greffe essayent donc de donner le maximum de confort au patient, en position assise ou allongée.

Une opération indolore et sans tiraillements

Comme n’importe quelle technique de transplantation capillaire, la FUE se déroule sous anesthésie locale. Aucune douleur n’est donc ressentie pendant toute l’intervention. Le patient peut ressortir du cabinet de son médecin avec quelques courbatures dues à la durée de l’opération, mais cela se résout vite. À l’inverse de la technique de la bandelette, la FUE a été révisée de façon à ne présenter aucune douleur post opératoire.

Ainsi, la suite de l’opération chirurgicale est très courte est très peu douloureuse. Le plus étonnant avec cette nouvelle méthode c’est qu’elle n’est pas accompagnée de tiraillements lorsque les implants commencent à s’enraciner. De même, les croutes sont peu visibles et ne durent que 5 jours.Côté financier, il est clair que la FUE est plus coûteuse, car plus complexe. Le prix d’une intervention oscille dans les 6 000 à 10 000€. Cependant, des tarifs variables sont fixés au forfait. Le prix total peut donc décroitre en fonction du nombre de greffons utilisés.

Zéro cicatrice, mais un risque d’appauvrissement capillaire

L’inexistence de cicatrice lors de la pratique de la FUE est favorisée par la technique d’implantation elle-même. Sans scalpel ni suture, elle permet au cuir chevelu de rester intact. Cependant, ceci n’est valable que pour la première intervention, précisent les spécialistes. Si l’opération est exécutée plusieurs fois sur une même zone, celle-ci aura tendance à s’endurcir et devenir scléreuse. En conséquence, les tissus situés à cet endroit auront plus de mal à cicatriser. La FUE est adaptée aux petites ouvertures capillaires qui n’ont besoin que de 500 à 600 implants pour être couvertes. Ainsi, au-delà de cet intervalle, il faut faire appel à la méthode de la bandelette.

En dépit des énormes avantages que présente ce type de greffe capillaire, il existe quelques inconvénients à prendre en compte. « On travaille un peu à l’aveugle et parfois on fait un trou pour rien vu qu’on passe à côté de bulbe», affirme le Docteur Amar, un spécialiste en matière de transplantation de cheveux. De plus, avec la durée de l’opération qui est nettement plus longue de celle à bandelette, le risque de mort cellulaire des bulbes est plus élevé. Aussi, si les séances se multiplient, le rapprochement des petits trous va aboutir à un appauvrissement capillaire. Cette zone se verra de l’extérieur quand les repousses apparaitront. Enfin, la méthode FUE est très sélective, car elle ne convient ni aux femmes, ni aux hommes âgés, ni aux grandes calvities.

Des conseils pour une greffe capillaire réussie

Faire appel à un spécialiste

La pratique de la FUE ou de la méthode de greffe à bandelette nécessite une main méticuleuse et des compétences techniques avancées. En prenant l’exemple de la couverture crânienne, les chirurgiens capillaires soulignent la nécessité de créer une illusion optique. Au départ, même si la FUE a été créée comme alternative à la bandelette, dans les deux cas, il est toujours nécessaire de jouer sur une illusion de densité de couverture. Comme les cheveux placés à l’arrière de la tête sont plus couvrants, il faut savoir les positionner de façon à donner une impression de zone dense.

Il est aussi nécessaire de rappeler que la greffe de cheveux est un acte chirurgical réalisé sous anesthésie. L’appel à un chirurgien plasticien est donc primordial, car un spécialiste de bonne notoriété peut le pratiquer avec plus d’aisance. Quoique, certains dermatologues, non-plasticiens, arrivent à pratiquer cette chirurgie avec succès. L’essentiel est donc de se renseigner sur les résultats obtenus ainsi que la satisfaction des patients ayant déjà subi ces types de greffes.

Anticiper les surprises

Pour que les résultats de la greffe capillaire soient conformes aux attentes du patient, la transparence du médecin est de rigueur. Rester dans la réalisable et ne pas promettre l’impossible, tels doivent être ses maîtres mots. Du côté du patient, il faut savoir appréhender les mauvaises surprises. Avant toute chose, après l’établissement du devis, il faut vérifier les références du praticien et refuser toute consultation avec toute personne non habilitée.

Regarder des photos de cas similaires peut aussi être utile pour anticiper le résultat final. L’intérêt est de voir si la zone dégarnie est bien ouverte et si la zone donneuse n’est pas trop fine. Avoir un avis comparatif sur votre cas est toujours plus rassurant et aide à la compréhension et à la prise de décision. Ainsi, un deuxième, un troisième et même un quatrième avis ne seront pas de trop.Vous pouvez également demander des photos de votre intervention à votre chirurgien ou dermatologue. Elles vous permettront d’évaluer au mieux son travail et d’exiger des retouchent au cas où il est nécessaire.
En somme, pour espérer parvenir à des résultats satisfaisants, l’établissement d’un bon climat de confiance être médecin et patient est obligatoire. Une transparence dans la procédure, accompagnée d’un bon suivi postopératoire sont la garantie d’une finalité à la hauteur des attentes.

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